Achat local

La production et la consommation locales deviennent un enjeu important pour l’avenir de nos sociétés. Dans la série de trois articles, nous regardons aujourd’hui l’autarcie.

Qu’est-ce que l’autarcie et pourquoi ?

Par définition et du point de vue économique, l’autarcie est l’état d’une collectivité qui se suffit à elle-même pour la production et la consommation des biens. Cet état est peut-être une utopie.

Dans le cas de crise Covid-19, la pénurie des masques et des médicaments ont montré la dépendance du Canada avec la Chine et les États-Unis. Nombreux demandent un retour des productions locales. Nous voyons aussi un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur avec le confinement. Les gens consomment via Internet des produits locaux pour sauver notre économie. En raison des milliards injectés par les gouvernements pour aider la population via la Protection Canadienne d’Urgence, les politiciens encouragent les entrepreneurs locaux et leurs productions.

« Il faut acheter québécois, il faut acheter local, c’est important pour nos entreprises québécoises, puis c’est important pour nos travailleurs, travailleuses québécois de ces entreprises-là », se prononce le premier ministre François Legault

La production et la consommation locales, vers un nouveau phénomène : GLOCAL

Dans le magazine L’Actualité, l’article Les produits locaux, autant un phénomène de société que de consommation, Alain Giguère, mentionne que 23 % des Québécois affirment qu’ils sont prêts à payer plus cher pour des produits locaux. Il ajoute que cette mouvance motivationnelle est en croissance en raison de la quête d’authenticité. De 2014 à 2017, on passe de 19 % à 23 % et la linéarité de cette croissance est significative. Symboliquement, les produits locaux incarnent le « sens », en apportant une âme à un produit crée par des passionnés. En achetant localement, les Québécois participent à un nouveau phénomène, le « glocal » : du « global » (planétaire) au local. Inversement, si les produits viennent d’ailleurs, l’authenticité signifie que le produit a une vraie histoire à raconter.

La production et la consommation locale, vers une fermeture des frontières ?

L’autarcie peut amener aussi les frontières des pays à se fermer afin de vivre d’une façon autonome. Le journal La Presse, avec l’article La planète économique : le monde restera-t-il fermé ,  la journaliste Hélène Baril expose le réflexe de cesser de compter sur les autres. Avec la guerre des masques, elle explique que la confiance entre les États, sur laquelle reposent les échanges commerciaux internationaux, s’est effritée. Même si la tentation est forte de fermer les frontières, Roberto Azevêdo, directeur général de l’OMC, mentionne : Aucun pays n’est autosuffisant, quel que soit sa puissance ou son degré d’avancement.

La production et la consommation locales, en conclusion

Il est important de constater que le Québec va revoir son modèle d’approvisionnement. Sans entrer dans une phase de protectionnisme commercial extrême, les objectifs visent à diminuer le déficit de la balance commerciale, encourager la production locale pour soutenir les emplois, et stimuler la consommation locale afin d’acheter des produits authentiques.

Des projets de consommation locales

Le Panier Bleu 
Québec BIO
La fourchette bleue
Les fromages d’ici
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2 Commentaires

  1. Pingback: La production et la consommation locales, une responsabilité collective ? -

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