Gestio du stress en milieu professionnel

La mission des RH est aussi de prévenir – guérir le cas échéant – le stress au travail qui peut très vite dégénérer en véritable burn-out. Comment faire le bon diagnostic ? Quelles solutions peuvent être mises en place afin d’aider vos managers et leurs équipes ?

Parce que les effets délétères inhérents à ce fléau des temps modernes sont loin d’être négligeables, il est essentiel de mettre en place une véritable veille afin de prévenir les risques psychosociaux.

Une fois repérée, cette fatigue due à une trop forte pression doit impérativement être prise en considération, gérée activement et durablement.

Comment lutter efficacement contre le stress au travail ? Comment repérer un salarié surmené ? Concrètement, quels sont les causes et les symptômes ? Quels peuvent être les effets néfastes sur la santé du salarié touché, les conséquences sur son service, sur l’entreprise toute entière ?

Quels outils donner à vos managers pour qu’ils puissent accompagner leurs collaborateurs de manière optimale ?

Stress au travail : état des lieux et enjeux pour l’entreprise

Dans un contexte social où la productivité devient une priorité pour se maintenir dans un contexte concurrentiel féroce, à l’heure où les nouvelles technologies imposent implicitement d’accélérer toujours plus le rythme de travail, quand le coût de la vie augmente et met d’autant plus de pression professionnelle, le stress est omniprésent au travail. Et les conséquences sont déplorables, tant pour l’individu qu’à l’échelle de l’entreprise – et de la société dans sa globalité.

2018 : 53 % des salariés et 65 % des managers déclarent subir un stress régulier au travail (1)

Plus de la moitié des actifs est concernée par le problème. Heureusement le phénomène est de mieux en mieux identifié, et la notion de burn-out – l’épuisement professionnel – a permis de mettre le doigt sur une problématique sociétale lourde. A résoudre d’urgence.

Quelles sont les sources principales de stress ?

  • Une surcharge de travail.
  • Une désorganisation interne de nature à « perdre » le salarié, qui n’est plus en mesure de cerner le pourquoi et le comment de son travail.
  • L’absence de participation des collaborateurs dans la prise de décisions qui les concernent de près, un sentiment fort de perte de contrôle.
  • Les métamorphoses incessantes au sein de l’entreprise, imposées par la transformation digitale – entre autres facteurs.
  • La pression exercée par le manager, par les collègues et en externe – par les clients, les fournisseurs…
  • Le manque de soutien de la hiérarchie.
  • L’isolement.
  • L’insécurité de l’emploi.
  • Le harcèlement au travail – harcèlement psychologique, sexuel, violence morale.

Quelles conséquences ?

Le stress au travail, dans une certaine mesure, peut s’avérer positif dans l’hypothèse où il joue le rôle de moteur. Certains individus en effet ont presque besoin de se maintenir dans cet état pour performer et rester motivé. Mais pour la plupart des individus, anxiété et angoisse emportent des conséquences négatives.

Considéré comme normal parce que très répandu, le stress doit pourtant être reconnu comme néfaste, et combattu. A la clé, des bénéfices nombreux.

Pour l’individu : à un certain niveau, le stress affecte la santé mentale du collaborateur. Dépression, burn-out… l’état psychologique influe in fine sur la santé physique.

Pour l’entreprise : les répercussions négatives sont multiples. Sur le plan du fonctionnement interne : les salariés stressés sont moins efficaces, l’absentéisme croît, les démissions impliquent un turnover qui nécessite de mobiliser du temps et de l’argent en nouveaux recrutements… C’est toute la productivité de l’entreprise qui est en jeu. Sur le plan de l’image de marque : l’employeur risque de pâtir d’une mauvaise réputation.

Agir au bon moment et de la bonne manière pour réduire le stress au travail devient un objectif prioritaire. En misant sur le bien-être de ses collaborateurs, l’entreprise est gagnante sur tous les plans.

A noter : au-delà des bénéfices à en tirer, favoriser le bien-être au travail permet à l’employeur de remplir une obligation légale.

Réduction du niveau de stress en entreprise : les moyens d’action à disposition de l’employeur

2 axes majeurs pour l’employeur : empêcher la survenance ou le maintien de situations stressantes, accompagner les collaborateurs victimes de burn-out.

Prévenir les situations stressantes

L’employeur a tout intérêt à mettre en place un plan de prévention collectif. Il s’agit d’agir sur les sources de stress.

  1. Empêcher le stress à la source : de manière générale, l’employeur doit agir sur les facteurs répandus du stress – surcharge de travail, désorganisation interne, déconsidération du salarié, pression professionnelle…
  2. Identifier les causes de stress spécifiques à l’entreprise : une bonne communication au sein de l’entreprise permet de cerner correctement les enjeux. L’employeur – directement et par l’intermédiaire de ses managers – pourra interroger régulièrement et individuellement ses employés sur leur sentiment quant aux conditions de travail.
  3. Favoriser le bien-être : améliorer les conditions de travail permet de réduire le stress des collaborateurs. Il s’agit de favoriser une ambiance agréable, en agissant notamment sur les relations entre collègues et sur le lieu de travail.
  4. Inscrire la démarche comme politique interne : pour s’assurer de mettre en place les actions envisagées sur le long terme, l’employeur peut formuler son plan par écrit.

Exemples de leviers d’action

  • Améliorer l’environnement de travail en investissant dans de meilleurs postes de travail – fauteuils de bureau ergonomiques, par exemple – et/ou des équipements ludiques – un baby-foot dans la salle de pause, par exemple.
  • Organiser une team building  pour favoriser le lien social.
  • Communiquer sur le télétravail pour inciter les collaborateurs à travailler chez eux quand ils le souhaitent. En travaillant à domicile, le salarié s’évite des transports stressants et chronophages.
  • Consulter régulièrement ses salariés, et les valoriser au maximum.
  • Imposer la déconnexion, pour obliger les collaborateurs à « couper » en dehors des heures de bureau.
  • S’engager sur des causes à forte valeur ajoutée – humanitaire, RSE… – pour réduire le niveau de pression en concentrant les efforts de l’entreprise sur des projets annexes à ses ambitions premières.

Faire face au burn-out

Si malgré toutes les précautions de l’employeur, le salarié est victime de burn-out, comment l’accompagner ?

  • Identifier au plus tôt les symptômes d’épuisement professionnel. Ce faisant, l’employeur peut accorder du repos à son salarié pour minimiser les conséquences du burn-out.
  • Contacter le médecin du travail. Ce faisant, l’employeur montre son implication auprès de son salarié. Le médecin en outre oriente le salarié et l’employeur vers la bonne direction, pour une prise en charge accélérée.

Source : ManagerGO !

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