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Une réunion d'affaires

La réouverture des frontières laissait entrevoir un début de relance qui fut entravé par une mise en place nébuleuse du passeport vaccinal dans le cadre du tourisme d’affaires…Les règles sont incohérentes et les réactions sont vives…Des évènements d’envergure ont été annulés, ce qui est déplorable quand on sait qu’un touriste d’affaires rapporte deux fois plus qu’un touriste d’agrément. À titre indicatif, les chiffres sont révélateurs : le secteur du tourisme d’affaires représentait, avant la pandémie, 40 % des retombées touristiques montréalaises et plus de 33 % pour l’ensemble du Québec.  Et c’est sans compter les 27 000 emplois directs et indirects en lien avec ce secteur.

Alors qu’est ce qui s’en vient pour le tourisme d’affaires ?

La reprise risque de tarder davantage. Des annulations pour les mois de septembre, octobre et novembre en font foi. Cette baisse se fait également ressentir dans le domaine du tourisme d’affaires en Europe, où le volume des déplacements d’affaires en 2021 va représenter 52 % de celui réalisé en 2019 selon les prévisions actuelles.

Un des obstacles énoncés au Québec est en lien avec la complexité représentée par la mise en application des règles sanitaires : elles diffèrent pour les festivals, les spectacles, pour une rencontre sportive et pour les événements d’affaires. Au sein même d’un évènement, le passeport peut être requis dans un lieu (ex. restaurant, gym) et pas dans un autre (ex. salles, hébergement, spas)…Le passeport est exigé pour les congrès et conférences mais par pour les réunions d’affaires ni les formations…

Pourtant la mise en place du passeport vaccinal visait justement à garantir la continuité des activités en préservant la santé et la sécurité des participants et des employés. Les acteurs de l’industrie du tourisme d’affaires déplorent ces contradictions et réclament des assouplissements. 

La reprise risque donc de tarder davantage pour le tourisme d’affaires au Québec, notamment à cause de la planification plus importante et moins spontanée dans ce secteur que pour les voyages d’agrément.

La conjoncture actuelle oblige des centres de congrès et certains établissements à prendre un virage technologique et à offrir des formules hybrides, où un nombre limité de personnes est combiné à une transmission internationale en direct.

Alors que nous évoluons dans un monde de plus en plus connecté, il est primordial pour les acteurs du tourisme d’affaires de démontrer que la technologie ne pourra jamais remplacer l’expérience vécue dans la réalité.

Malgré la confusion qui règne, certains acteurs de l’industrie avancent le mois de mai 2022 pour une reprise positive en ce qui a trait aux congrès et au marché d’affaires. Pour Air Transat et Aéroports de Montréal, bien que l’incertitude demeure toujours, l’ouverture des frontières canadiennes aux voyageurs internationaux adéquatement vaccinés est toutefois porteuse d’espoir pour l’avenir. Attelons-nous donc à rebâtir la confiance envers les principaux intéressés : nos clients !

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