Moins connu que le burn-out et le bore-out, le brown-out n’en est pas moins un danger pour les salariés et les entreprises.

Une nouvelle maladie a fait son apparition au travail : le brown-out. Après le burn-out, qui correspond à un état d’épuisement physique, mental et émotionnel résultant de situations de travail trop exigeantes ; après le bore-out qui exprime, quant à lui, l’ennui dû à une sous-charge de travail et qui finit par lessiver le collaborateur, voici qu’un nouveau danger guette les managers et leurs collaborateurs : le brown-out.

Cette expression anglaise désigne, pour les appareils électriques, une diminution volontaire ou involontaire de l’intensité dans le but d’éviter la surchauffe. Appliquée à l’entreprise, elle décrit une baisse de l’engagement des collaborateurs résultant d’une perte de sens au travail, d’un manque de compréhension du pourquoi de leur mission et d’une absence de mise en perspective de leurs tâches. Les personnes en brown-out travaillent alors sans réellement se préoccuper de la qualité de ce qu’elles produisent et démissionnent mentalement de leur poste.

La maladie du désengagement au travail

Il y a donc un véritable sentiment d’écartèlement entre le bénéfice retiré de son travail en termes de rémunération et le sentiment de mener des tâches contre-productives ou inutiles et vides de sens. Contrairement au bore-out, qui est un épuisement du salarié par ennui, contrairement au burn-out, qui vide le collaborateur de son énergie du fait de l’amplitude de sa tâche et de la pression qu’il subit, le brown-out laisse ce dernier tout à fait alerte et capable, mais totalement démotivé et désengagé (pour reprendre la terminologie de l’étude « Q12 » de Gallup).

Lire l’article complet de Arnaud Lacan.

SOURCE : Harvard Business Review France

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