Échanges fructueux au travail
A force de se focaliser sur les questions de souffrance au travail, on en a oublié de vanter les mérites de l’optimisme, une qualité pourtant essentielle à l’épanouissement professionnel.

Les innombrables bénéfices liés à l’optimisme sont bien connus. Pourtant, les optimistes semblent être une espèce en voie de disparition. Ceci est sans doute lié à la focalisation de la recherche sur d’autres concepts tels que le stress, le burnout ou encore la dépression au travail, qui sont certes très importants et d’actualité mais qui risquent de monopoliser l’attention. À ce jour, les revues à comité de lecture ont publié plus de 31 000 articles sur le stress au travail et 5 000 sur le burnout, comparés à seulement 1 000 articles sur l’optimisme au travail. Pourtant, l’optimisme n’est pas une qualité innée concernant une poignée de privilégiés, mais accessible à tous ceux qui souhaitent s’en saisir.

D’un point de vue professionnel, l’optimisme joue un rôle important : les études montrent que les optimistes sont en meilleure santé, tombent malade moins souvent, ont plus de comportements citoyens, ont des salaires plus élevés que leurs collègues pessimistes et sont plus performants, engagés et satisfaits au travail. Par ailleurs, il existe des corrélations positives entre l’optimisme des salariés et leur satisfaction au travail, leur performance (évaluée par les supérieurs hiérarchiques) et les comportements citoyens au travail.

L’optimisme est bénéfique à la santé

En 2007, Suzanne C. Segerstrom a montré que les étudiants optimistes en première année de droit (comparés à leurs collègues pessimistes), avaient des salaires plus élevés une décennie plus tard. L’optimisme est également lié au succès entrepreneurial, à travers son effet sur la persévérance et sur la manière dont les entrepreneurs perçoivent les échecs. De plus, les leaders optimistes sont plus innovants comparés à ceux qui sont pessimistes. Au-delà du travail, diverses études montrent que l’optimisme a des multiples effets bénéfiques sur la santé : les optimistes (versus les pessimistes) développent moins de maladies cardiovasculaires, guérissent plus rapidement après un épisode de stress, ont un niveau de bien-être élevé et sont protégés de manière indirecte contre le burnout et la dépression. Lire l’article complet d’Ana Camargo.

Source : HBR France.

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